Quand la mémoire individuelle se ravive…
Lu pour vous le 29 août 2012 dans le quotidien France-Antilles, un article de Rodolf ÉTIENNE consacré à la résurgence de la mémoire individuelle.
« Mamina« , « Carolie X« , « La rivyè-wouj« , « Pas kriyé mwen sakré chaben » : autant d’ouvrages qui content des histoires individuelles, faisant de chacun un être particulier. Un courant nouveau peut-être que ces tomes qui font d’un parent, d’un ami, d’un artiste nos véritables héros.
Nos auteurs, qui ont donc saisi le mal, tentent par la littérature d’apporter des solutions à ce traumatisme mémoriel. Chacun y va de sa plume, de son style, comme pour conter l’histoire de cette grand-mère qui, à elle seule, a porté le fardeau familial, ou encore l’histoire de cette femme incomparable et dont le souvenir littéraire alimente le bonheur vécu ensemble ; ou l’histoire de ce musicien qui, par sa volonté et son courage, a visiblement soulevé les montagnes.
Quatre ouvrages nous servent de support pour approfondir notre thématique. Il s’agit de Carolie X, signé de Pierre-Yves Panor, aux Éditions Macré-Lorillo (prix éditeur : 18 euros) ; Pas Kriyé mwen sakré chaben, signé de Tony Delsham, aux Éditions Martinique Éditions ; La Rivyè-wouj de Luc Lamin aux Éditions Cap Bear (prix éditeur : 20 euros) et enfin Mamina, racontée par Georges Barnay et « mofwazé » par Sophie Désiré aux Éditions Sophonie Plume (prix éditeur : 15 euros).
Lamin Luc
L’écriture sert à établir des liens (preuve), aux hommes de les faire fructifier. Je suis convaincu que la clé passe par l’éveil des consciences. « Tous créoles »
Lamin Luc